Lecture pour la « Journée nationale des peuples autochtones »

Titre

Quand on était seuls

Auteur

David A. Robertson

Illustratrice

Julie Flett

Édition

Plaines

Parution

mai 2018

En aidant sa grand-mère à entretenir son jardin, une fillette remarque chez celle-ci des caractéristiques qui piquent sa curiosité. Pourquoi sa grand-mère porte-t-elle ses longs cheveux en tresses et des vêtements de couleurs vives? Pourquoi parle-t-elle une autre langue et passe-t-elle tant de temps avec sa famille? Ces questions amènent l’aînée à parler des années qu’elle a passées enfant dans un pensionnat autochtone, endroit où tout lui avait été enlevé. Quand on était seuls raconte une période difficile et constitue, en dernier ressort, un témoignage de courage et de prise en charge personnelle

Un superbe album qui parle du peu de considération du peuple autochtone de ce pensionnat. Tout leur était interdit. Que ce soit de porter leurs vêtements colorés, avoir les cheveux longs, parler leur langue ou bien voir leur famille.

Le titre parle de lui-même puisque qu’il devait se cacher pour retrouver un peu de leur culture. Effectivement, la grand-maman de la fillette devait se mettre à l’abri pour retrouver tout ce qui lui était enlevé. Parler sa langue avec ses camarades de classe quand personne n’écoutait, voir son frère quand personne ne regardait et même mettre des feuilles d’automne sur son costume obligatoire pour retrouver un peu  la couleur de ses vêtements traditionnels.

Le texte répétitif est extrêmement touchant et aide énormément à la compréhension de la lecture. De plus, dès que la grand-maman parle de son passé, l’écriture est d’une couleur différente, ce qui aidera les lecteurs un peu plus en difficulté et qui se repère moins bien dans le temps en lisant.

Un album qui fait réfléchir !

Titre

Sans Nimâmâ

Auteure

Mélanie Florence

Illustrations

François Thisdale

Éditions

Plaines

Parution

mai 2018

Tân’tê Nimâmâ? je demande à Nôhkom. Où est Maman?
— Elle fait partie des femmes disparues, Kamâmakos. Elle m’appelle « petit papillon ». Comme le faisait Nimâmâ. Avant qu’elle disparaisse.
Une jeune femme — une Autochtone parmi tant d’autres portées disparues au Canada — veille sur son enfant qui doit grandir sans sa nimâmâ. La mère observe de loin les étapes importantes de la vie de sa fille — sa première journée d’école, sa première soirée dansante, la rencontre de son premier ami de cœur, le jour de son mariage, la naissance de son enfant. Sans Nimâmâ est une histoire riche d’amour, mais aussi remplie de perte, racontée à tour de rôle par une mère et son enfant, dans un vocabulaire adapté aux jeunes lecteurs.

Dans cet album, les illustrations sont tout simplement magnifique et accompagne le texte d’une façon formidable.  Cette histoire extrêmement touchante d’une petite fille qui grandit sans sa mère disparue, comme bien d’autres femmes autochtones.  Heureusement, sa grand-maman est présente pour elle et lui parle de sa mère pour qu’elle ne puisse jamais l’oublier. Nous suivons Nôhkom de sa petite enfance à l’âge adulte. Avec son point il est facile de réaliser à quel point un vide c’est créé lors de la disparition de sa mère, même si elle réussit à être heureuse.  C’est le point de vue de la mère qui est toujours là, à chaque étape de la vie de sa fille tel un ange protecteur qui est le plus touchant. On comprend à quel point elle trouve difficile de ne pas pouvoir être présente dans la vie de sa fille. Elle aimerait pouvoir la réconforter, la prendre dans ses bras et lui parler, mais c’est impossible de là où elle est. Il est très facile d’avoir les larmes au yeux en lisant cet album. 

Un album sensibilise au drame qu’on put vivre toutes les femmes et famille autochtones seulement à cause de leur origine.

Pistes pédagogiques 

Pour ces deux albums, il serait intéressant de les utiliser en univers social comme amorce aux peuples amérindiens. Distingué les trois grands peuples par exemple et même faire une recherche pour savoir à quel peuple font partie nos héroïne.

En éthique, pourquoi ne pas faire un débat sur comment accueillir les différentes cultures. Avec les immigrants qui sont de plus en plus nombreux, il serait intéressant de voir comment les enfants voient ça.

Merci à Virgolia communication pour ces deux belles découvertes 

By | 2018-06-21T13:11:11+00:00 juin 21st, 2018|Categories: Albums 5 ans et plus|0 Comments

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